Louer ou gérer - soi même, ou par agence ?
Les gouvernements ont depuis bien longtemps pris l’habitude de faire incidemment supporter le « social » aux propriétaires immobiliers et aux entreprises au lieu de faire supporter à l’ensemble de la nation. Résultat : les investisseurs n’investissent dans l’immobilier que contre des avantages fiscaux alors que les loyers sont élevés, et les entreprises perdent leur compétitivité sous le poids des charges sociales et du droit du travail.
Qui gagne ? Personne sinon ceux qui se font réélire par des mesures démagogiques.
Revenons sur terre avec ce qui nous occupe ici :
Quelques extraits de la loi du 6 juillet 1989 régissant la quasi-totalité des contrats de location à usage d’habitation.
Le cautionnement ne peut pas être demandé par un bailleur qui a souscrit une assurance garantissant les obligations locatives du locataire, sauf en cas de logement loué à un étudiant ou un apprenti.
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Lorsqu'un cautionnement pour les sommes dont le locataire serait débiteur dans le cadre d'un contrat de location conclu en application du présent titre est exigé par le bailleur, celui-ci ne peut refuser la caution présentée au motif qu'elle ne possède pas la nationalité française ou qu'elle ne réside pas sur le territoire métropolitain.
A peine d'irrecevabilité de la demande, l'assignation aux fins de constat de la résiliation est notifiée à la diligence de l'huissier de justice au représentant de l'Etat dans le département, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, au moins deux mois avant l'audience, afin qu'il saisisse, en tant que de besoin, les organismes dont relèvent les aides au logement, le Fonds de solidarité pour le logement ou les services sociaux compétents. Le ou les services ou organismes saisis réalisent une enquête financière et sociale au cours de laquelle le locataire et le bailleur sont mis en mesure de présenter leurs observations ; le cas échéant, les observations écrites des intéressés sont jointes à l'enquête.
Notre commentaire : Et si l’administration tarde, le délai est prorogé ….
Le juge peut, même d'office, accorder des délais de paiement, dans les conditions prévues aux articles 1244-1 (premier alinéa) et 1244-2 du code civil, au locataire en situation de régler sa dette locative.
Pendant le cours des délais ainsi accordés, les effets de la clause de résiliation de plein droit sont suspendus; ces délais et les modalités de paiement accordés ne peuvent affecter l'exécution du contrat de location et notamment suspendre le paiement du loyer et des charges.
Si le locataire se libère dans le délai et selon les modalités fixés par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué ; dans le cas contraire, elle reprend son plein effet.
Quand le législateur est de gauche, il légifère en faveur des locataires, et quand il est de droite, il fait de même pour montrer qu’il n’est pas de droite. C’est ainsi que la loi du 25 mars 2009 a encore aggravé un déséquilibre en faveur des locataires qui se retourne comme toujours. Contre eux à brève échéance:
Résultat de cette législation populiste: là où on pouvait suspendre la candidature d’un locataire étranger à la production d’une caution, sa candidature ira au panier.
Si un locataire ne paie pas, une clause de résiliation ne peut avoir d’effet que deux mois après un commandement d’huissier. Ensuite, il faudra l’assigner au moins 2 mois à l’avance afin qu'il saisisse, en tant que de besoin, les organismes dont relèvent les aides au logement, le Fonds de solidarité pour le logement ou les services sociaux compétents. Le ou les services ou organismes saisis réalisent une enquête financière et sociale au cours de laquelle le locataire et le bailleur sont mis en mesure de présenter leurs observations ; le cas échéant, les observations écrites des intéressés sont jointes à l'enquête. Si les organismes ne répondent pas dans les deux mois, le délai sera évidemment prorogé d’autant, et selon la couleur de tel ou tel, ou du temps électoral, cela peut durer longtemps. Enfin le juge peut accorder des délais.
Résultat, plus aucune chance pour un locataire à la solvabilité incertaine auprès des propriétaires avisés.
Résultat, les propriétaires avisés éviteront les « artistes »
Résultat : les personnes âgées aux revenus modestes sont quasiment exclues du marché locatif privé.
Résultat de cette autre imbécilité, maintenant, les propriétaires avisés se contentent plus de la caution de parents solvables, mais exigent que ces derniers signent le bail en tant que co-locataires ( locataire ne signifie pas occupant)
Résultat global : Pour « les locataires à risque » n’ayant pas encore leurs parents derrière eux, la solution est de chercher un propriétaire peu avisé.
Il en est, et lorsque cela leur a couté une fortune, ils confient la gestion de leur bien à un professionnel.
D’ailleurs, les locataires à risque, renoncent à l’avance à s’adresser à un gérant d’immeuble.
Louer
Trouver un locataire n’est pas difficile. La difficulté, c’est de savoir le refuser.
Avant de signer le bail, tous les locataires sont sympathiques, et c’est parfois de suite après que les choses se gâtent :
Tel le cas qui a défrayé la chronique d’un couple de médecins hospitaliers ayant pour habitude de rentrer dans une location et de ne rien payer ensuite. Etrangers et avec des enfants, ils ont des revenus conséquents, mais les envoient au pays…
Avant de voir de tels « locataires » expulsés, ce sera selon l’idéologie des uns et des autres, 6 mois minimum, et des années si ça tourne mal.
D’un autre coté, si le propriétaire refuse maladroitement de leur louer, il se retrouvera en correctionnelle pour crime contre l’humanité !
Mais sans aller chercher les cas extrême, comment refuser des gens sympathiques qui se font fort de présenter toutes les garanties, mais qui précisément ne le font finalement pas, ou tout au moins pas totalement ?
Les escrocs sont toujours insoupçonnables, car sinon, ils n’escroqueraient jamais personne.
Certes, les locataires escrocs qui ont d’entrée aucune intention de payer leur loyer ne sont pas nombreux ; par contre, ceux qui partent du principe qu’ils paieront s’ils le peuvent, voire même sans se priver à l’excès, le sont beaucoup plus. Outre que les professionnels expérimentés ont appris à les détecter, leur fonction est de ne pas avoir à se poser ce genre de question ; pour eux, seul compte le dossier.
La dessus, le particulier ne peut humainement être aussi rigoureux qu’un professionnel. Pour un « détail », l’un doit dire non, alors que l’autre aura du mal à s’y résoudre.
Ceci explique que le mandat de louer doive impérativement être exclusif. Un agent immobilier ne peut à la fois être rigoureux en demandant à un preneur d’apporter un ultime justificatif, pendant qu’un concurrent ou le bailleur est en train d’en accepter un autre, voire le même en étant moins pointilleux.
La validité du contrat d’assurances loyer impayé est en jeu, et lorsqu’on a dépassé cette ligne de prudence, on peu dire que les ennuis ne vont pas tarder.
La gestion
Payer un intermédiaire pour encaisser un loyer payé par virement ne sert à rien. Sauf s’il ne paie plus…
Rien de plus aisé que de faire appel à une assurance loyer impayé, sauf si on en pas rigoureusement suivi les conditions …
Comment refuser un arrangement sur de petites transformations, un délai etc, comme le ferait très simplement un professionnel en disant qu’il n’est pas mandaté à cet effet ?
En tout point, la location et la gestion sont inévitablement liées à une relation personnelle dans un cas, alors que la relation est précisément impersonnelle dans l’autre.
Un propriétaire peu arrangeant suscite le ressentiment vengeur, alors qu’on ne saurait en vouloir à un professionnel de faire son travail en toute objectivité.
Nos tarifs
Location : 12% du loyer annuel (payable pour moitié entre propriétaire et locataire).
Gestion : entre 5 et 8 % selon l’étendue de la mission, le prix du loyer et la nature du bien.
Assurance loyers impayés, défense et recours, vacance, dégâts locatifs : 1,90%
Le plus immo2mers
La gestion est assurée par nous-mêmes, et non sous-traitée ou traitée depuis Bordeaux.
Cela signifie que nous avons intérêt à prévenir les difficultés là où on pourrait n’être attiré que par une commission.
Nombre des procédures judicaires générées avec un locataire depuis que nous exerçons la gestion immobilière :
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